Camille Mutel

Formée à la pratique du mouvement dansé d’Hervé Diasnas, Camille Mutel ressent un choc artistique à l’âge de 20 ans pendant un spectacle de danse butoh. Cette découverte changera définitivement son approche du corps et du mouvement. On la retrouve quelques années plus tard, au côté de Masaki Iwana, dans un solo salué par la critique Le Sceau de Kali. Pendant une période elle évolue dans les circuits alternatifs en France, en Italie et au Japon, fait du striptease et pose pour des photographes. La relation à soi et aux autres devient l'axe central de sa recherche.


Son solo Effraction de l’Oubli en 2010 lui permet de franchir le seuil de la reconnaissance institutionnelle avec la compagnie Li(luo) qu’elle dirige. Au fil des créations (Go, go, go said the bird — human kind cannot bear very much reality en 2015 et Not I en 2020) elle va s’entourer de collaborateurs, véritables rencontres humaines et artistiques, avec qui elle va progressivement affirmer la radicalité de son langage.
 

Lauréate de la Villa Hors les murs en 2014, de la Villa Kujoyama et de l'aide à l'écriture de la Fondation Beaumarchais en 2019, son travail bénéficie d'une reconnaissance nationale et internationale.